
Sobre, sensible et efficace, ce duo féminin formé en 2001 par Sophie et Manu nous a concocté un rock à la fois dur et frais, très cohérent, qui va chercher son inspiration du côté de chez PJ Harvey, Sonic Youth, Breeders et aussi Nirvana.
Un peu déçue par les enregistrements: "Waterbabies" (2001) et "Jasmine & catmilk" (2002), j'ai été convaincue et charmée par leur présence et sensibilité en les découvrant sur la scène bruxelloise au Gué en février 2004, puis sur la péniche Le Fulmar en mars 2005. C'est en live que ressortent les subtilités de leur musique: le ton est donné sans fioritures, et l'atmosphère s'installe. Charmant : on rentre dans un univers à la fois frais et mélancolique (ma non troppo) et l'énergie se plante là, pleine d'aplomb.
- Cécile -
"Misery is a butterfly" est le titre de l'album que le trio a sorti en 2004 sur le label anglais prestigieux. Une rencontre prédestinée... ?
Si vous ne l'avez pas encore entendu, vous ne savez pas ce que vous ratez. C'est un album magnifique, qui marque le retour de Blonde Redhead en tant que groupe phare (les deux albums précédents nous ayant fort déçus), d'une beauté et d'une maturité à couper le souffle.
N'oubliez pas les mouchoirs si vous êtes un peu sensible.
Oui, c'est beau à ce point...
- Franck -